il y a : il y a 5 mois  (24/06/2019)   Ι   affichage: 436   Ι   Commentaires:0


finaliste examen d'Etat édition 2018-2019/ ©Photo Nakelasi

finaliste examen d'Etat édition 2018-2019/ ©Photo Nakelasi


En République Démocratique du Congo, le niveau de l'enseignement en général, primaire, secondaire et humanitaire en particulier a sensiblement baissé occasionnant la baisse de la qualité des diplômés d'Etat qu'offre le pays de Lumumba.


Ceci est dû à un certain nombre des points que les habitants de Kinshasa, la capitale, se sont livrés à coeur ouvert à nos reporters ce lundi 24 Juin dans une tribune d'expression libre à l'occasion du lancement de la session ordinaire d'Exetat édition 2018 - 2019.

" Il faut reconnaître que la formation ou l’instruction de ceux qui achèvent de nos jours les études secondaires pour embrasser les études universitaires laisse à désirer.
La cause c’est tout d’abord la faculté qu’a tout le monde d’obtenir un diplôme d’Etat peu importe l’établissement scolaire." A déclaré Fabrice Besana Mabunda, Président du Regroupement des jeunes dynamiques.

Depuis 1967 à ce jour, il y a un contraste inexplicable croit savoir Yves Sikila, Journaliste à la RTNC.

" la différence est énorme entre des diplômés d’autrefois et ceux d’aujourd’hui pour la simple raison qu'en 1967, il n’y avait pas plus de 450 candidats à ces examens, mais au fil des années le nombre a augmenté sensiblement. Mais ce n’est que depuis 2007 que le nombre des candidats a spectaculairement augmenté; malheureusement avec un niveau de connaissance très  faible." 

Christelle Matumele, licencié  à la faculté des lettres à L'UNIKIN, estime que c'est vraiment fâcheux de constater qu'un élève de la 6eme année des humanités, prêt à embrasser le monde universitaire ne savait pas s'exprimer correctement en français et pire encore écrire ce qu'il pense. Alors l’on se demande Comment il ou elle est passé(e) à l’épreuve de dissertation et français oral.

" La méritocratie n'existe plus dans ce pays. Pour conclure, la base d'une bonne instruction, c'est l'école primaire. Je pense aussi qu'une part de responsabilité revient aux parents parce qu'à la maison les parents doivent aider les instituteurs." a rencheri  Christelle Matumele.

Pour Christian Magalano, le manque de programme scolaire non adapté et de suivi cadré par élève à cause de surpeuplement de salles de classe seraient à la base de cette baisse de qualité des diplômés d'Etat.

L'homme ajoute : 

"La prise en charge de la scolarité par les parents peut aussi être considéré comme leitmotiv conducteur de la réduction sensible de la qualité des diplômes aux Exetat."

Dans la même optique, un haut responsable à l'Université Catholique du Congo pense que la négligence coupable des parents, le manque de repère et des valeurs sont parmi les principales causes. en ce terme je cite : 

" Si les examens d'état sont ramenés au rang de formalité, quel valeur peut on accordé au diplôme qui en résulte." 

Le problème devient encore profond  dans des écoles dont les infrastructures sont de fortune et tiennent par miracle, des promoteurs commerçants, des enseignants affamés et mal payés, des enfants eux-mêmes mal nourris, venant parfois des familles pauvres. 

" Rares sont ceux qui en sortent ragaillardis intellectuellement. Au lieu de privilégier la formation, certains promoteurs d'écoles préfèrent promouvoir l'argent en garantissant dogmatiquement la passation de classe par le paiement des frais scolaires. Les enseignants eux, dépassés par les événements familiaux, à leurs corps défendant,  donnent le minimum de leur connaissance non pour l'élévation de l'élève, mais parfois pour combler le temps, et attendre leur maigre salaire." commente Jean René Mabwilo, Philosophe 

Dans ce cadre, l'élève devient une source de financement, un objet à rançonner. On travaille pour les points, et ces derniers peuvent être gagnés soit par l'argent, soit par son corps pour les filles.

À kinshasa, certains élèves préfèrent les écoles où l'on vend des diplômes par leur tradition de 100% trouvés grâce au financement de tous. 

Pour y remédier, Les chefs d'établissements ont l'obligation de veiller au bon fonctionnement de la formation, en contrôlant quotidiennement les matières à enseigner ainsi que leur évolution, tout en privilégiant les rencontres des unités pédagogiques pour faire l'état de lieux. Il faudra également améliorer la pédagogie, afin que l'élève soit constructeur du savoir, en lieu et place d'un simple récepteur, d'une page vierge qui attend son remplissage. 

Les parents eux, ont le devoir d'accompagner leurs enfants dans cette vie scolaire, de contrôler l'assimilation des matières apprises et de rester en contact avec les établissements pour une co-responsabilité.

" Il faudrait en premier lieu que le ministère de l'EPSP instaure un critérium pour les autorisations d'ouverture des écoles privées. En suite, faire en sorte que toutes les écoles aient et appliquent le même programme d'enseignements."  A proposé Jeancy Mandefu.

Jacques Otshokum conseille de faire de la gratuité de l'enseignement et 
La valorisation de la fonction d’enseignant une priorité.

L'Etat a en même temps le devoir de moraliser ce secteur d'enseignement, en sanctionnant drastiquement ceux qui se livrent bec et ongle à sa détérioration. La société tout entière doit aussi veiller à la vie de l'élève, et surtout à son occupation dans les heures libres, dans la rue, car avenir du pays en dépend.

©GM/ Nakelasi


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