il y a : il y a un mois  (04/10/2019)   Ι   affichage: 195   Ι   Commentaires:0


images d'illustration d'une enseignante en plein cours/ ©Photo droits tiers

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Éprouvant autant du mal à décoller et à s’imposer partout, la gratuité de l’enseignement divise tout le monde: les enseignants aux parents, les directions des écoles aux autorités de l’EPSP, la société civile aux syndicats des enseignants selon que l’on se trouve de tel ou tel autre bord.


La gratuité de l’enseignement de base qui est décrétée depuis le lundi 2 septembre sur toute l’étendue de la RDC rencontre d’énormes difficultés quand à son application. De l’est à l’ouest, chaque jour qui passe il y a des nouvelles soit d’une menace de grève, ou d’une grève ou encore d’un compromis trouvé entre les autorités et les enseignants ; une situation qui perturbe considérablement la formation des enfants car ils passent des journées entières sans étudier ou soit ils observent un abandon des classes par les enseignants.  

Cette situation dérange les parents et les plongent dans une incertitude absolue parce que leurs enfants n’ont pas accès à la formation, les enseignants étant démotivés, poussent de plus en plus les parents à faire entendre leurs voix : analyses, critiques et suggestions tous sont désormais au menu des différents échanges et discussions.   Sur la place publique : plateau de télévision, réseaux sociaux et autres salon de discussions, il n’y a qu’un seul sujet qui fait débat ; la gratuité de l’enseignement de base.  

Christophe Lutundula, un membre de la classe politique congolaise dit : « il serait plus sage d’appliquer cette gratuité de manière graduelle, étape par étape ».  
Pour sa part India Omari, analyste politique dit :   « Cette histoire de la gratuité de l’enseignement est un poison, ça risquerait de faire tomber le gouvernement Ilunkamba au parlement, l’assemblée nationale doit prendre vite une décision pour mettre fin à ce désordre qui se présage dans un avenir proche, le conflit président et gouvernement peut être constaté sur ce point s’il y a pas une sagesse.   J’appuie le Président de la République pour la concrétisation de cette ambition mais je recommande que l’exécution se fasse graduellement pour créer une harmonie et faire avancer la machine. Se/ india force » . 

Maître Lonyoma, avocat voit plutôt comment ces enseignants qui sont aussi parents seront payés: « Ces parents qui enseignent dans ces écoles comment seront ils payés. Gratuité oui. Les mesures d’accompagnements sont où. Où sont les frais de fonctionnement ».


 P. Egboyo Gombele, ancien enseignant et Directeur des écoles dit
  « Pendant plus de 15 ans, j'ai été enseignant, préfet des études et promoteur des écoles privées. J'ai participé à plusieurs réflexions sur la gratuité de l'enseignement et j'en sais quelque chose. A ce stade, la réussite de la gratuité ne peut être possible que graduellement car cela nécessite d'abord des réformes courageuses. »  

Alors que dans le secteur de l’enseignement le Ministre Bakonga fait tout son possible avec ses équipes pour aplanir les différents qui persistent entre les parties prenantes du secteur, du côté des parents l’impatience prend de plus en plus place,   Un réajustement est plus que nécessaire pour sauver cette gratuité nous confie certains parents :
   -        Soit commencer par la maternelle cette année, et l’année prochaine l’introduire au primaire ainsi de suite jusqu'à ce que nous prenions de l’allure ;
   -        Soit commencer par les écoles purement publiques en mettant de côté les écoles conventionnées avec qui il faut tenir compte d’un certain nombre des paramètres ;
   -        Ou encore commencer par les localités les plus éloignées et fragiles, tels que Faradji, Watsha, Lomena, Walungu , Mayombe etc... pour enfin chuter dans les grandes villes.  

  Les yeux se retournent désormais vers le gouvernement Ilunkamba d’où viendront toutes les réponses ; et dans un bref délai au vu de l’impatience grandissante.

© Nakelasi/ED


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