il y a : il y a 10 mois  (16/01/2019)   Ι   affichage: 338   Ι   Commentaires:3


Ecole de fortune: Jeune enfant entrain de saisir sur un tableau dans un milieu rurale / © photo Zoom Eco

Ecole de fortune: Jeune enfant entrain de saisir sur un tableau dans un milieu rurale / © photo Zoom Eco


Selon une étude d’ E-QUIBB de l’Institut national de la statistique (INS), 80% de cas de déperdition scolaire sont causés par les difficultés d’ordre socioculturel et économique ; la politique de financement de l’éducation ; et la gestion des ressources humaines et institutionnelles.


Trois raisons à la base
D’après le Rapport de l’enquête E-QUIBB de l’Institut national de la statistique (INS) rendue publique en septembre 2018, les principales raisons de la déperdition des enfants du système éducatif varient selon le niveau scolaire.
Au niveau primaire, ce sont les frais de scolarité trop élevés (61,9%), la grossesse (10,4%), l’échec ou l’abandon (10,2%), la distance (5,4 %) la maladie ou le handicap (4,7 %), le travail (2,5 %), l’insécurité (0,2%) et d’autres raisons (8,7%).

Au niveau secondaire, ce sont en particulier les frais de scolarité trop élevés (48,5%), la grossesse (24,2%), l’échec ou l’abandon (6,4%), le travail (6,1%), la maladie ou le handicap (1,9%), la distance (1,6%), l’insécurité (0,0%) et d’autres raisons (11,3%). Au niveau primaire comme au niveau secondaire, la raison principale de la déperdition scolaire demeure les frais de scolarité trop élevés, puis suivent d’autres causes telles que la grossesse, l’échec ou abandon et d’autres raisons selon le cas. Dès lors, il appartient l’Etat d’amplifier les mesures tendant à assurer la gratuité de l’enseignement de base.  

Taux de déperdition par sexe

Les résultats de cette enquête indiquent que la déperdition scolaire n’est pas l’apanage d’un sexe ou d’un milieu de résidence particuliers.
En effet, elle touche 10,8% des garçons et 11,8% des filles au niveau secondaire, et 2,8% des garçons contre 3,3% des filles au niveau primaire. Quant au milieu de résidence, au niveau primaire, la différence n’est pas significative (3,1% en milieu urbain contre 3,0% en milieu rural).

Au niveau secondaire, ce taux s’élève à 9,7% en milieu urbain et 10,9% en milieu rural. Au primaire, tout comme au secondaire, le motif économique est le plus évoqué des motifs de déperdition. Il représente près de trois cinquièmes et un demi. Il est suivi des cas de grossesse et d’abandons.

Au regard des résultats contenus dans ce rapport, les experts formulent trois principales recommandations pour contribuer à améliorer l’efficience interne du système, y compris la réduction du taux de déperdition.
Il s’agit notamment de : « l’application progressive de la gratuité de l’enseignement primaire, l’amélioration de la situation salariale des enseignants (mécanisation, uniformisation des barèmes salariaux) et l’octroi de frais de fonctionnement aux écoles ; la sensibilisation des enseignants aux effets négatifs de la déperdition ; et la promulgation des textes de loi et conventions relatifs à la protection des enfants contre l’exploitation sexuelle et économique et contre le travail.»  
Puisque les efforts consentis par le gouvernement pour accroître le niveau de scolarisation et même d’alphabétisation peuvent s’avérer vains si les personnes scolarisées quittent trop tôt le système scolaire (déperdition scolaire), le futur gouvernement devrait s’activer à mettre en oeuvre les solutions ci-haut préconisées.

© Nakelasi | Zoom Eco  


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