il y a : il y a 8 mois  (11/03/2019)   Ι   affichage: 638   Ι   Commentaires:2


un élève assisté par son enseignant / © Photo droits tiers

un élève assisté par son enseignant / © Photo droits tiers


Le constat est quasi-unanime, en comparant l’école des années 50(avant l’indépendance), celle des années 60, 70, 80 (après l’indépendance) à celle de nos jours, un écart considérable dans la formation est révélé.


Qu’est s’est il passé ? 
Notre analyse se focalise sur  le système éducatif congolais dans son ensemble. (à quelques exceptions près)   

Quoi que 10 ou 20 voir 100 fois plus nombreux qu’aux années 70, le nombre d’écoles et d’élèves a vertigineusement augmenté de nos jours ; les écoles actuellement misent plus sur la quantité que sur la qualité ; même s’il faut rappeler que les deux (quantité et qualité) devraient marcher de paire car plus il y a d’enfants scolarisés (avec qualité), plus le taux d’alphabétisation augmente.   La qualité des études a régressé au fil du temps, on préfère la forme à la place du fond, la quantité à la place de la qualité,  l’abstrait à la place du concret, la publicité fabriquée (commandée) en lieu et place des témoignages des utilisateurs (parents) ; bref l’école table plus sur l’apparent (publicité) que sur l’éducation proprement dit.   

Les insuffisances dans le cursus   

La société (communauté) actuelle consomme  des diplômés  avec beaucoup d’insuffisances entretenues tout le long de leur cursus:   
- Des lacunes dans l’utilisation de la langue française (grammaire, orthographe, conjugaison, sémantique, stylistiques etc.) ; 
-  Des difficultés graves dans la diction, la prononciation des mots et la lecture ; 
-  Manque de logique du raisonnement (analyse – dénombrement – traitement - synthèse) ;
-  La carence des valeurs civiques (envers l’état) & citoyennes (envers la société);
-  Le manque criant de la science (discipline, domaine étudié);

Ces insuffisances sont la conséquence de notre système éducatif.     

   Les faiblesses du système éducatif   Après ce constat amère sus évoqué, la faiblesse de notre système éducatif se résume en quelques points : 
 - Le mauvais traitement des corps enseignants (rémunération insignifiante, avantages sociaux quasi inexistants) ; 
- La légèreté dans le contrôle des compétences des enseignants (connaissances scientifiques insuffisantes, pédagogie biaisée) ; 
- Les promoteurs privilégient les réussites en masse en lieu et place d’une réussite méritée. Afin, selon leur vision, d’attirer le plus grand nombre des nouveaux.
- La légèreté des parents dans le suivi scolaire de leurs enfants, les parents souvent absents ou fatigués, trop compréhensibles, ne posent pas des questions utiles et pertinentes à l’école. Ils se contentent de payer les frais  de scolarité et laissent le reste entre les mains de l’école oubliant que leur apport est aussi important que celui de l’école dans l’éducation et formation des enfants. 
- La complaisance de l’Etat dans l’octroi des agreement aux écoles : une école qui veut bien former doit avoir un minimum requis des conditions pouvant faciliter l’apprentissage des enfants.    

Nous citons :   
   - l’emplacement de l’école : l’école doit se situer dans un quartier moins bouillant où le calme règne. Surtout pas à proximité des endroits à forte activité (église, hôpital, buvette de boisson, terrain des sports, marché, route à grand trafic).

   -  les infrastructures : l’école doit être en mesure de fournir aux enfants un espace adéquat pour leur apprentissage avec un aménagement pouvant permettre de se récréer, une salle de lecture (bibliothèque), des salles de classe remplissant les conditions d’ergonomie.   
  - les matériels didactiques et livres scolaires : une bonne école doit faire référence aux manuels agrées, les enseignants doivent renvoyer le plus souvent les élèves aux manuels afin de cultiver en eux le sens de la documentation.  
-   l’installation des élèves : la disposition et le nombre d’élèves dans une classe favorisent une meilleure formation et suivie de chaque élève ; d’après certains experts de l’éducation, une classe ne peut contenir au maximum 30 élèves afin de permettre à l’enseignant un suivi individuel de ses élèves.   
-   le niveau scientifique du corps enseignant : une remise à niveau continue des enseignants organisée par la direction avec un contrôle de l’inspection de l’enseignement devrait être aussi un critère de retrait ou non de l’agrément d’une école.       


Ce que doit faire l’Etat   
La règlementation et l’exigence des autorités sur le secteur éducatif aideront les écoles à se performer et à bien former les élèves rendant les diplômes très compétitifs pour le reste de leur cursus et vie professionnelle.   
L’Etat comme autorité devra : 
-   Veiller au  traitement des enseignants (une rémunération décente, une mutuelle de santé, des avantages sociaux, une formation continue pour leur remise à niveau) ; 
-  Initier par l’autorité de tutelle des missions d’inspections régulières
-   Veuillez à la gratuité de l’enseignement primaire.   

Rappelons qu’une bonne éducation est une arme redoutable que l’Etat ne peut négliger pour un pays qui se veut grand, ambitieux et puissant (sur le plan intelligence et économique) ; donc les autorités savent ce qui reste à faire.

© Nakelasi


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