il y a : il y a 9 mois  (12/02/2020)   Ι   affichage: 705   Ι   Commentaires:0


Image d'illustration/©Photo droits tiers

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Votre enfant n’est pas paresseux, il aime apprendre. Il n’est pas mal noté, au contraire... Pourtant un matin, il vous annonce qu’il ne veut pas aller à l’école; surpris vous ne savez quoi faire. voici Comment gérer la situation.


Un matin, vous vous rendez compte que votre enfant ne veut plus aller à l'école, Vous le questionnez: est-il malade, craint- il une mauvaise note, a-t-il peur d’un professeur, de moqueries ou d'agressions d'autres enfants? Nous nous sommes penchés sur ce qu'est la phobie scolaire, et comment la gérer.

Les bons réflexes

- Osez en parler, le plus calmement possible, dès que le trouble s’installe et a été identifié.

- Allez sans délai avec l’enfant consulter un thérapeute (pédopsychiatre) : il a la charge d'identifier si l'enfant souffre d'une dépression ou non, et d'adapter sa thérapie. Il rassurera l'enfant, cherchera avec lui les raisons de sa souffrance et ils bâtiront ensemble une stratégie de retour à l’école ( les thérapies cognitivo-comportementales donnent de bons résultats )

- Prenez contact immédiatement avec les responsables de l’école, direction, enseignants. Procurez-vous les cours et les devoirs à faire à la maison : recourir à des cours par correspondance n’est pas une bonne idée dans le cas d’une phobie scolaire, car cela renforce l’isolement de l’enfant et peut aboutir à une désocialisation rapide. Faites plutôt appel à un accompagnant aux devoirs, étudiant ou professeur particulier à domicile, tout en précisant à l'enfant qu'il ne s'agit que de faire le passage avec le retour à l'école. Essentiel qu'il garde à l'esprit qu'il pourra y reprendre sa place : projection dont il a besoin.

- Maintenez - c'est primordial- le lien entre votre enfant et le lieu-école : complément au travail du thérapeute, des rencontres avec des partenaires indispensables, les professeurs ou le directeur, en dehors des horaires scolaires. La phobie scolaire et le désarroi familial qui l'entoure ne sont plus ignorés ou déconsidérés de tous les acteurs de l'école. Les rencontres aussi avec ses camarades à la sortie des classes sont pertinentes. Votre enfant doit comprendre que sa place lui est gardée et qu’on l’attend !

- Faites venir souvent ses copains chez vous (sous le prétexte de lui apporter les cours ). L’important est que l’enfant soit le moins possible déconnecté de son milieu social et scolaire.

- Enfin et surtout, évitez toute épreuve de force; injonctions et menaces seront improductives, voire crisperont gravement les choses. Veillez à ce que l’entourage de l’enfant, grands-parents, frères et sœurs, proches, adopte également cette attitude, mais aussi le distraie du problème. Evitez-lui au mieux la culpabilité d’être la cause de bouleversements dans la cellule familiale. Votre réassurance, votre volonté sans faille de l’accompagner dans cette épreuve et votre confiance dans son succès à retourner à l'école sont vos meilleurs atouts, apportant leurs effets heureux à la mobilisation coordonnée de tous les membres de son entourage affectif et professionnel.

C'est en adoptant une attitude sereine qu'il sera plus aisé de venir en aide à son enfant et de faire face à la phobie qu'il a d'aller à l'école.

©Nakelasi/ED


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