il y a : il y a 4 semaines  (23/12/2020)   Ι   affichage: 1.3K   Ι   Commentaires:0


Fridolin Ambongo/ ©Photo droits tiers

Fridolin Ambongo/ ©Photo droits tiers


Depuis le lancement de la gratuité de l’enseignement année scolaire 2019-2020, l’église catholique à travers son réseau des écoles conventionnées est celle qui a pris des positions fermes sur son application.


Si la volonté du Chef de l’Etat est de donner accès à l’éducation à tous les enfants aussi en allégeant la charge scolaire aux parents, du moins pour ceux ayant les élèves à l’école primaire; la réalité quand à son application sur terrain demeure une autre paire de manche.

Même si la gratuité a permis à 4 millions d’élèves à travers la république de regagner l’école; le revers de cette réalité demeure toute autre: 

- débordement des salles des classes qui autre fois avaient une capacité d'accueil de 40 à 50 élèves qui se mettaient à deux par banc; ces salles sont désormais remplies par  90 élèves, Doublant pratiquement l’effectif pour la même salle.
- les frais des motivations des enseignants qui étaient payés par les parents, sont supprimés et le salaire moyen d’un enseignant est fixé à 150$/mois.
- les frais de fonctionnement des écoles sont fixés à 90$ USD par école pour 1 mois.

Conséquences et incidences
- La perturbation des cours causée par la surabondance des élèves alors que la pédagogie recommande un enseignant pour 45 élèves dans une salle.
- Le manque de motivation des enseignants qui voient leur portefeuille (le cas des écoles catholiques) baissé au nom de la gratuité. Ainsi un enseignant qui gagnait 400$ dans une école catholique, voit désormais son salaire baissé à 150$ à cause de la suppression de la motivation des parents;
- La difficulté d’entretenir les établissements scolaires : latrines, cours, salle de classe, car le frais de fonctionnement réduit ne couvre plus toutes les charges;
- La carence des matériels pédagogiques (craies, etc.)
- La plainte des élèves auprès de leurs parents: les cours sont des plus en plus rares. les élèves passent des journées entières sans apprendre une leçon.

Que devrait faire Ambongo?

le cardinal devrait -il laisser la maison se détériorer ou voler au secours pour les biens de tous (parents, élèves, enseignants, et formation)? Sachant que les écoles catholiques sont réputées avoir une meilleure formation pour les élèves.

Suite à plusieurs plaintes enregistrées par les parents, le prélat, ensemble avec ses techniciens montent à la ligne de défense pour soutenir l’importance de leur pratique autre fois utilisée (ndlr: motivation des parents). Dans une déclaration publique, le 22 novembre 2020, le Cardinal avait indiqué que: «les salaires versés aux enseignants… ne doivent pas être le petit 120.000 Fc qu’on leur donne maintenant, mais ça doit être ce qu’ils reçoivent maintenant plus ce qu’ils reçoivent de la contribution des parents pour tenir le coup. La raison est qu’en privant les enseignants de la contribution des parents qui était devenue la partie importante de leurs salaires, ils ne peuvent pas tenir le coup».

A lire: « La gratuité de l’enseignement ne doit pas détruire le système éducatif » Mgr Ambongo

selon les observateurs, le Cardinal Ambongo n’ignore pas que les frais de motivation que l’on exige dans les écoles catholiques rendent ces écoles publiques plus cher que les écoles privées agréées en général et inaccessibles aux enfants de gagne-petit, changeant de ce fait la vocation première de l’école publique, celle d’accueillir les enfants dont les parents sont incapables de payer les frais exigés dans les écoles privées. Fridolin Ambongo insiste et dit ouvertement dans une déclaration rendu publique au mois de novembre : « Nous n’allons pas interdire aux parents d’intervenir dans l’éducation de leurs enfants si c’est eux même qui les proposent ».

Gratuité: "Nous n'allons pas interdire aux parents d'intervenir dans l'éducation de leurs enfants si c'est eux mêmes qui les proposent »(Mgr F. Ambongo)

Le rôle du Ministère de l’EPST

Le ministère a toujours joué à l’apaisement et à la conscientisation des responsables des écoles conventionnées catholiques même si dans la dernière correspondance leur adressée le Secrétaire général avait haussé le ton. Selon le Secrétaire Général, Jean-Marie MANGOBE, plusieurs rapports lui sont parvenus évoquant ainsi la demande des frais de motivation aux parents dans certaines écoles catholiques de la place. Une pratique inacceptable et qui ne peut être justifier car la note circulaire du ministre de l’EPST du 07 octobre 2020 relative aux frais de scolarité 2020-2021était très claire.

selon Jean-Marie Oothac, organisateur de l’Education nationale, le gouvernement doit établir, avec les syndicats des enseignants, un chronogramme budgétaire pour leur payer un salaire qui leur permette de vivre sans recourir à la motivation. «Les gestionnaires des écoles et autres partenaires éducatifs doivent jouer un franc jeu en soutenant le chronogramme adopté», conseille-t-il.Même si tout le monde a applaudit la gratuité telle que prônée par le Chef de l’Etat, mais les conséquences réelles sur terrain nécessitent un réajustement pour sauver l’éducation et la vision du Chef de l’Etat.

Comment devrait agir fridolin Ambongo face à cette situation? Laisser l’école perdre son estime et prestige par rapport à la formation ou opérer des choix difficiles pour sauver l’institution « école catholique »?

La réponse c’est aux parents de nous préciser.

©nakelasi/ED


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